Tableau célèbre, instrument de musique au premier plan : la peinture occidentale en compte des dizaines, du luth à la corde cassée de Holbein (1533) au piano des Jeunes filles de Renoir (1892). Chaque artiste y loge un sens précis, et la représentation d'un musicien en dit souvent plus sur son temps que la partition elle-même.
Trois repères pour lire ces œuvres
- Avant 1700, l'instrument est presque toujours un symbole : vanité, harmonie du monde, culture du commanditaire.
- Au XIXe siècle, le piano et l'orchestre entrent dans la peinture de la vie moderne, chez Degas, Manet et Renoir.
- Avec Braque, Picasso et Kandinsky, la guitare et le violon deviennent un terrain d'expérience pour la forme et la couleur.
Pourquoi tant de peintres ont-ils représenté des instruments ?
Un instrument de musique dans une peinture ancienne n'est presque jamais un simple accessoire. Il sert d'abord de signe : le luth évoque l'amour et l'harmonie, la corde rompue la discorde, l'instrument posé et muet la fragilité de la vie. Dans les natures mortes du XVIIe siècle, un violon voisine avec un crâne, un sablier ou une bougie éteinte, et l'ensemble rappelle que le son disparaît aussitôt joué. Cette tradition des vanités explique pourquoi tant de toiles flamandes et hollandaises placent un luth ou une flûte à côté d'objets précieux.
L'instrument sert aussi de défi technique. Le bois verni d'une caisse de résonance, la courbe d'une volute, le reflet sur les chevilles et les cordes tendues obligent le peintre à prouver sa maîtrise de la perspective et de la lumière. Un luth vu en raccourci figure parmi les exercices les plus difficiles de la Renaissance, et plusieurs maîtres l'ont choisi pour montrer leur main.
Enfin, la musique fait partie de la vie sociale et culturelle des commanditaires. Une jeune femme au clavecin signale une bonne éducation, un concert entre amis une maison aisée, un musicien de rue la pauvreté ou la marginalité. L'œuvre d'art garde ainsi la trace des pratiques musicales d'une époque, ce qui la rend précieuse bien au-delà de l'histoire de l'art.
Renaissance et âge baroque : le luth, roi des toiles
La Renaissance fait du luth l'instrument le plus peint d'Europe. Il est à la mode dans les cours, il accompagne la poésie, et sa forme en demi-poire se prête à toutes les démonstrations de perspective.
Le mouvement commence un peu plus tôt, dans l'art religieux. Sur le retable de L'Agneau mystique, achevé par Jan van Eyck en 1432 et conservé à la cathédrale Saint-Bavon de Gand, un panneau entier réunit des anges musiciens autour d'un orgue positif, d'une harpe et d'une viole. La précision de l'analyse est telle que des facteurs ont reconstruit l'orgue d'après la peinture. Cette représentation céleste de la musique, également présente dans la sculpture des cathédrales, prépare les scènes profanes du siècle suivant.
Le Concert champêtre, vers 1509, musée du Louvre
Le Concert champêtre réunit deux jeunes hommes vêtus à la mode vénitienne, l'un avec un luth, et deux femmes nues, dont l'une tient une flûte. Longtemps donnée à Giorgione, l'œuvre est aujourd'hui attribuée à Titien par le Louvre. La scène pastorale, sans récit clair, a nourri des siècles d'interprétations sur la poésie et l'inspiration artistique, et Manet s'en est souvenu pour son Déjeuner sur l'herbe.
Les Ambassadeurs de Hans Holbein, 1533, National Gallery de Londres
Les Ambassadeurs de Hans Holbein le Jeune montrent deux diplomates français devant une étagère chargée d'instruments scientifiques et musicaux. Sur l'étage inférieur, un luth porte une corde rompue, un étui contient des flûtes et un livre de cantiques s'ouvre sur un choral luthérien. La corde cassée renvoie aux divisions religieuses de l'Europe en 1533, tandis que le crâne en anamorphose au premier plan ajoute une leçon de vanité. C'est un tableau célèbre où l'instrument de musique porte une partie du message politique.
Le Joueur de luth du Caravage, vers 1596, musée de l'Ermitage
Le Joueur de luth du Caravage représente un jeune musicien aux traits délicats qui chante en s'accompagnant. La partition posée devant lui reste lisible : les musicologues y ont reconnu des madrigaux de Jacques Arcadelt, compositeur de la génération précédente. Un violon couché sur la table, des fruits et des fleurs complètent une composition qui joue autant sur l'ouïe que sur la vue. Une seconde version, avec un clavecin à la place des fleurs, circule dans une collection privée.
Évariste Baschenis et la nature morte aux instruments
Evaristo Baschenis (1617-1677), prêtre et peintre de Bergame, a fait de l'instrument de musique un genre à part entière. Ses natures mortes alignent luths, mandolines, violons, épinettes et partitions, sans aucun personnage. La région de Bergame et de Crémone était alors le cœur de la lutherie italienne, et ses tableaux montrent des instruments réels, décrits avec une précision qui intéresse encore les luthiers.
Le détail le plus étonnant de ces toiles tient à la poussière : Baschenis peint une fine couche grise sur le dos des caisses, parfois marquée par la trace d'un doigt. Ce geste suspendu rappelle la vanité des plaisirs et l'absence du musicien. L'Accademia Carrara de Bergame conserve plusieurs de ses œuvres, et ses imitateurs ont diffusé le modèle dans toute l'Italie du Nord. Pour qui s'intéresse aux luths et aux violons, ces tableaux forment un catalogue visuel des familles d'instruments à cordes pincées et frottées de l'époque baroque.
Vermeer et la musique dans les intérieurs hollandais
Johannes Vermeer a placé un instrument dans une douzaine de ses toiles, soit près d'un tiers de son œuvre connue. Chez le maître de Delft, la musique crée un lien entre les personnages et un prétexte pour faire entrer la lumière d'une fenêtre sur le bois laqué d'un virginal.
- La Leçon de musique (vers 1662-1665, Royal Collection, Londres) : une jeune femme joue du virginal sous le regard d'un homme, une viole de gambe repose au sol, et le couvercle de l'instrument porte une devise latine sur la musique et la consolation.
- Le Concert (vers 1664) : une chanteuse, une claveciniste et un joueur de luth vu de dos. La toile a disparu lors du vol du musée Isabella Stewart Gardner de Boston en mars 1990 et reste la peinture volée la plus recherchée au monde.
- La Joueuse de guitare (vers 1672, Kenwood House, Londres) : une musicienne tournée vers la gauche, la guitare baroque à la main, sourit à quelqu'un hors du cadre.
Ces intérieurs hollandais ne décrivent pas une simple distraction. Le clavecin et le virginal coûtaient cher, et leur présence signale l'aisance d'un foyer bourgeois. La leçon de musique, thème populaire du siècle d'or, sert aussi de code amoureux que les contemporains lisaient sans peine.
Watteau et les fêtes galantes : la guitare et le théâtre
Antoine Watteau transpose la musique dans l'univers du théâtre et de la fête galante. Son Mezzetin (vers 1718-1720), conservé au Metropolitan Museum de New York, montre le valet de la commedia dell'arte qui chante une sérénade en grattant sa guitare, le regard levé vers une fenêtre invisible. Derrière lui, une statue de femme tourne le dos : l'amour reste sans réponse.
Chez Watteau, l'instrument de musique devient le langage de la mélancolie amoureuse. La guitare, plus légère que le luth et associée aux comédiens italiens, accompagne les scènes de parc où l'on chante, danse et se courtise. Cette peinture a marqué tout le XVIIIe siècle français, de Lancret à Fragonard, et elle a fixé une image durable du musicien rêveur.
Le XIXe siècle : piano, fifre et orchestre de l'Opéra
Le XIXe siècle fait entrer la musique moderne dans la peinture. Le piano devient le meuble central des salons bourgeois, l'Opéra un lieu de sociabilité, et les peintres de la vie moderne regardent ce monde de près.
Le Fifre d'Édouard Manet, 1866, musée d'Orsay
Le Fifre d'Édouard Manet représente un jeune musicien de la Garde impériale, en pied, sur un fond gris uni sans aucun décor. Le jury du Salon de 1866 a refusé la toile, jugée trop plate et trop proche d'une carte à jouer. Manet s'inspirait de Vélasquez, qu'il venait de découvrir à Madrid. Le fifre, petite flûte traversière militaire, rejoint ici la grande famille des instruments à vent en bois et en métal.
L'Orchestre de l'Opéra d'Edgar Degas, vers 1870, musée d'Orsay
L'Orchestre de l'Opéra d'Edgar Degas place le spectateur dans la fosse, au milieu des musiciens. Au centre, le bassoniste Désiré Dihau, ami du peintre, tient son basson ; autour de lui, violoncelles, contrebasse et violons. Les danseuses apparaissent en haut, coupées par le cadre. Le chef d'orchestre n'est pas visible : Degas peint les instrumentistes eux-mêmes, en portraits de groupe, ce qui était rare à l'époque.
Jeunes filles au piano d'Auguste Renoir, 1892
Jeunes filles au piano d'Auguste Renoir montre deux adolescentes penchées sur une partition, l'une assise au clavier. L'État français a acheté la version conservée au musée d'Orsay en 1892 ; Renoir en a peint plusieurs variantes, dont une au Metropolitan Museum. La toile résume l'idéal bourgeois d'une époque où le piano faisait partie de l'éducation des jeunes filles.
Le Chahut de Georges Seurat, 1889-1890, musée Kröller-Müller
Le Chahut de Georges Seurat transporte la musique au cabaret. Au premier plan, un contrebassiste vu de dos tourne la tête vers une ligne de danseuses qui lèvent la jambe ; derrière elles, d'autres musiciens de l'orchestre jouent pour un public de café-concert. Seurat applique ici sa méthode des points de couleur et sa théorie des lignes ascendantes, censées traduire la gaieté. Cette atmosphère de fête populaire, unique dans son œuvre, annonce les affiches de Toulouse-Lautrec et la peinture des salles de spectacle parisiennes. La toile se trouve aux Pays-Bas, au musée Kröller-Müller d'Otterlo.
Picasso, Braque et Matisse : l'instrument démonté puis libéré
Au début du XXe siècle, la guitare et le violon deviennent les objets favoris du cubisme. Georges Braque peint Violon et cruche en 1910 (Kunstmuseum de Bâle) : l'instrument se brise en facettes, et un clou peint en trompe-l'œil rappelle la peinture traditionnelle. Pablo Picasso suit la même voie avec Ma Jolie (1911-1912, MoMA de New York), où une femme à la guitare se fond dans une grille de plans bruns et gris.
Picasso avait déjà peint Le Vieux Guitariste aveugle en 1903-1904, pendant sa période bleue (Art Institute de Chicago) : un homme décharné, replié sur une guitare brune, seule touche chaude du tableau. En 1921, ses Trois Musiciens, connus en deux versions (MoMA et Philadelphia Museum of Art), réunissent Pierrot, Arlequin et un moine avec clarinette, guitare et partition, en grands aplats colorés.
Henri Matisse, de son côté, peint La Musique en 1910 pour le collectionneur russe Sergueï Chtchoukine, en pendant de La Danse. Cinq figures rouges sur fond vert et bleu jouent du violon, de la flûte ou chantent : l'instrument se réduit à quelques traits, et la couleur porte le rythme. La toile se trouve aujourd'hui au musée de l'Ermitage. Marc Chagall, lui, fait danser sur les toits ses violonistes juifs, comme dans Le Violoniste de 1912-1913 (Stedelijk Museum d'Amsterdam).
Kandinsky : peindre la musique sans instrument
Vassily Kandinsky va plus loin : il cherche à peindre la musique elle-même. Le 2 janvier 1911, il assiste à Munich à un concert d'œuvres d'Arnold Schönberg ; il peint dans la foulée Impression III (Concert), conservé à la Lenbachhaus de Munich. Un grand aplat noir y évoque le piano à queue, une tache jaune envahit la salle, et le public se réduit à quelques silhouettes.
Pour Kandinsky, chaque couleur possède un timbre : le jaune sonne comme une trompette, le bleu profond comme un violoncelle. Cette idée d'une peinture qui fonctionne comme une œuvre musicale a ouvert la voie à l'abstraction, et de nombreux artistes du XXe siècle, de Paul Klee au pop art, ont repris le thème musical à leur manière.
Quand la musique s'inspire d'un tableau
Le lien entre musique et art circule aussi dans l'autre sens, et aucun palmarès de toiles ne le mentionne. En 1874, Modeste Moussorgski compose Tableaux d'une exposition pour piano après la mort de son ami Viktor Hartmann, peintre et architecte. Chaque pièce traduit une œuvre de l'exposition posthume : un gnome, un vieux château, des poussins dans leur coque, et en dernier La Grande Porte de Kiev, projet architectural de Hartmann. Maurice Ravel a orchestré la suite en 1922, et c'est cette version qui la rend populaire dans les salles de concert.
D'autres compositeurs ont suivi ce chemin : Rachmaninov avec L'Île des morts d'après Böcklin, Liszt avec plusieurs pièces inspirées de Raphaël ou de Kaulbach. Ces partitions rappellent qu'un tableau célèbre peut devenir le point de départ d'une œuvre musicale, et pas seulement son reflet.
Les toiles qui renseignent les luthiers et les musicologues
Un instrument peint avec soin vaut parfois un document d'archive. Pour reconstruire un luth du XVIe siècle, une viole ou un virginal flamand, les spécialistes d'organologie croisent les instruments conservés avec les représentations dans la peinture. Le nombre de cordes, la position des mains, la forme de la rosace, la tenue de l'archet ou la manière de poser un instrument sur l'épaule se lisent mieux dans un tableau que dans un traité.
Cette lecture demande de la prudence : le peintre peut simplifier, idéaliser ou copier un modèle ancien. Les chercheurs comparent donc plusieurs œuvres d'une même région et d'une même décennie avant de conclure. Les natures mortes de Baschenis et les intérieurs de Vermeer comptent parmi les sources les plus fiables, car les instruments y sont décrits presque à l'échelle. Ce regard technique rejoint celui des collectionneurs qui cherchent la valeur d'un instrument ancien : la facture, la date et l'état d'origine comptent autant dans les deux cas.
Où voir ces tableaux célèbres d'instruments de musique
| Œuvre | Artiste, date | Instrument | Lieu de conservation |
|---|---|---|---|
| Le Concert champêtre | Titien, vers 1509 | luth, flûte | Louvre, Paris |
| Les Ambassadeurs | Holbein le Jeune, 1533 | luth, flûtes | National Gallery, Londres |
| Le Joueur de luth | Caravage, vers 1596 | luth, violon | Ermitage, Saint-Pétersbourg |
| La Leçon de musique | Vermeer, vers 1662-1665 | virginal, viole de gambe | Royal Collection, Londres |
| Le Concert | Vermeer, vers 1664 | clavecin, luth | volé en 1990 (Gardner, Boston) |
| Mezzetin | Watteau, vers 1718-1720 | guitare | Metropolitan Museum, New York |
| Le Fifre | Manet, 1866 | fifre | musée d'Orsay, Paris |
| L'Orchestre de l'Opéra | Degas, vers 1870 | basson, cordes | musée d'Orsay, Paris |
| Jeunes filles au piano | Renoir, 1892 | piano | musée d'Orsay, Paris |
| Le Chahut | Seurat, 1889-1890 | contrebasse | Kröller-Müller, Otterlo |
| Le Vieux Guitariste aveugle | Picasso, 1903-1904 | guitare | Art Institute, Chicago |
| La Musique | Matisse, 1910 | violon, flûte | Ermitage, Saint-Pétersbourg |
| Violon et cruche | Braque, 1910 | violon | Kunstmuseum, Bâle |
| Impression III (Concert) | Kandinsky, 1911 | piano | Lenbachhaus, Munich |
| Trois Musiciens | Picasso, 1921 | clarinette, guitare | MoMA, New York ; Philadelphia Museum of Art |
Paris concentre trois de ces toiles au musée d'Orsay, ce qui en fait la meilleure étape pour un parcours sur la musique dans la peinture du XIXe siècle. Londres permet de voir Holbein, Vermeer (Kenwood House et, lors des expositions, la Royal Collection) dans un même séjour.
Choisir une reproduction de tableau musical pour la décoration
Une reproduction d'un tableau célèbre d'instrument de musique se choisit d'abord selon la pièce et le style artistique. Un salon de musique ou un coin piano s'accorde bien avec une scène de Vermeer ou de Renoir, aux tons chauds et à la lumière douce. Une pièce contemporaine supporte mieux les aplats de Matisse, les facettes de Braque ou une toile inspirée du street art et du pop art.
Plusieurs critères aident au choix d'un tableau pour la décoration murale :
- Le support : une impression sur toile tendue sur châssis rappelle l'huile sur toile d'origine, une affiche sous verre convient aux petits formats.
- Le format : une grande toile au-dessus d'un piano droit ou d'un canapé, des formats moyens en série dans un couloir.
- Les droits : les œuvres des maîtres anciens appartiennent au domaine public, alors que celles de Picasso, Braque, Matisse ou Chagall restent protégées ; une reproduction vendue légalement mentionne la licence.
- La lumière : une toile musicale aux tons sombres, comme le Caravage, demande un éclairage dirigé.
Questions sur les instruments dans la peinture, des luths de Holbein aux guitares cubistes
Quel est le tableau le plus célèbre avec un instrument de musique ?
Le Concert de Vermeer tient une place à part depuis son vol en 1990, mais Les Ambassadeurs de Holbein et La Musique de Matisse sont les plus étudiés. Dans le grand public, Jeunes filles au piano de Renoir reste l'image la plus reproduite.
Quel instrument de musique apparaît le plus souvent en peinture ?
Le luth domine la peinture européenne jusqu'au XVIIe siècle, puis le violon et le clavecin prennent le relais. Au XIXe siècle, le piano s'impose dans les intérieurs, et la guitare revient en force avec le cubisme.
Que signifie une corde cassée dans un tableau ancien ?
Une corde rompue, comme celle du luth des Ambassadeurs, symbolise la discorde ou la rupture d'une harmonie. En 1533, Holbein l'associe aux divisions religieuses de l'Europe.
Quels artistes célèbres ont peint des instruments de musique ?
Titien, Holbein, le Caravage, Evaristo Baschenis, Vermeer, Watteau, Manet, Edgar Degas, Auguste Renoir, Pablo Picasso, Georges Braque, Henri Matisse, Chagall et Kandinsky figurent parmi les plus connus. Le siècle d'or hollandais et le cubisme en ont produit le plus grand nombre.
Les instruments peints ne s'arrêtent pas aux toiles de musée : Léonard de Vinci, peintre et musicien, a lui-même dessiné des machines sonores dans ses carnets, comme le montre la viola organista imaginée par Léonard de Vinci, reconstruite au XXIe siècle.

